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Sommaire catalogue

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Pop

002256

Boogie Balagan

Lamentation walloo

Pop

No man's time records

France 75

Album

22.07 € TTC

002285

Pop electro tendance hip hop

Production Muzik' All

France 33

Album

21.58 € TTC

002311

Pop

Autoproduit

France 59

5 titres

21.58 € TTC

002312

Manra

Avenue Lafayette

Pop

Autoproduit

France 59

5 titres

15.05 € TTC

002339

Little Boy

Pop rock

Autoproduit

France 59

Album

22.07 € TTC

002358

Tall Paul Grundy

Pop folk

Structure Records

France 59

Album

22.07 € TTC

002370

Bella Donna

Marseilles

Pop française

Le loup du faubourg

France 75

Album

22.07 € TTC

002405

Caligagan

The naked garden

Pop tendance reggae

Booster Prod

France 06

Album

22.07 € TTC

002407

Stanley Philips

One more chance

Pop songs

Autoproduit

France 59

Album

22.07 € TTC

002416

Ouad

Toi et moi

Pop variété

Autoproduit

France 59

Album

22.07 € TTC

002417

Pop Folk francophone

Booster Prod

Suisse

Album

22.07 € TTC

002418

Pop anglosaxone

Booster Prod

Suisse

Album

22.07 € TTC

002492

Bat'ker

Le facteur de Mafate

Chansons pop

Booster Prod

La Réunion

Album

22.07 € TTC

002578

Automatiq

Veut juste changer le monde

Pop electro

La Cabine

France 59

Album

16.81 € TTC

002580

Terry Brisack Band

Brighton 1932

Pop rock

La Cabine

France 59/75

Album

22.07 € TTC

002719

Terry Brisack

Diary of a lover

Pop

La Cabine

France 59

Album

22.10 € TTC

002652

Toy music

Autoproduit

France 62

Album

22.07 € TTC

002654

Pooding

Golden peacock

Pop anglosaxone

Autoproduit

France 62

Album

22.07 € TTC

003463

L'Hapax

Circles

Pop progressive

Autoproduit

France 59

Album

22.10 € TTC

002720

L'Hapax

Cuttlebone

Pop progressive

La Cabine

France 59

6 titres

16.80 € TTC

002721

Udo und Brigitte

Back to white woods

Pop

La Cabine

France 59

8 titres

16.80 € TTC

002727

Nosfeil

Amour massif

Pop progressive

Booster Prod

France 75

Album

22.10 € TTC

003547

Mehaa

Pop

La Cabine

France 59

Album

22.10 € TTC

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Washboard and the Jazzy Mates


MUSICIENS

MARYLINE PRUVOST
aérophone alto
« Maryline chante comme Nico et Ella Fitzgerald. La musique est douce et claque comme des gifles. Elle donne envie de tourner comme un fil de fer avec les bras qui s’affolent, les cheveux peignés par un oreiller et la cicatrice du sourire jusqu’aux oreilles. »

ALEXANDRE NOCLAIN
cordophones
« Le bac émaillé à partir duquel Alexandre a fabriqué sa guitare a été initialement conçu pour recevoir de l’urine. Il en joue à l’américaine, avec l’instrument posé à plat sur les cuisses. Il se sert d’une cuillère à soupe qu’il glisse sur les cordes pour émettre des miaulements mélancoliques. »

BRUNO KAMALSKI
idiophones
« Pour ne pas esquinter la petite batterie, Bruno joue à pieds de chaussettes avec, en guise de baguettes, des branches de troènes, de celles qu’on utilisait pour fabriquer des arcs à flèches, et des flèches polynésiennes avec des cartes à jouer pour simuler les plumes. »


CHRONIQUE

Je me suis approché de la scène. Lune est assise au premier rang. Elle vient à ma rencontre. Alors que je contemple l’espace encombré d’ustensiles de toute sorte parmi lesquels on reconnait des instruments de musique, elle me dit : « Il y a du fien. » Je réponds : « Oui, il y a du fien ».

Bruno joue sur une batterie d’enfant bleue. Elle ressemble à celle que j’avais vue dans la vitrine d’un magasin à Lillers, sauf qu’elle était blanche. Le magasin était coincé dans le cul de sac d’une petite galerie située à proximité de la Grand-Place, au bout d’un couloir de carrelages blancs. Ma grand-mère Antoinette est à mes côtés, face à la vitrine. Elle me dit : « Tés veux un jazz ». Elle prononçait jase. Le mot batterie ne faisait pas partie de son vocabulaire. Une batterie, c’était un jase. Pour ne pas esquinter la petite batterie, Bruno joue à pieds de chaussettes avec, en guise de baguettes, des branches de troènes, de celles qu’on utilisait pour fabriquer des arcs à flèches, et des flèches polynésiennes avec des cartes à jouer pour simuler les plumes. Quand on les lançait à l’aide d’un lacet de bottine, elles pouvaient traverser tout un terrain de foot. La batterie de Bruno fait tic tic boum boum.

À côté de la grosse caisse, se trouve un appareil électrique. Son fonctionnement consiste à communiquer un mouvement giratoire à un plateau rectangulaire aux coins arrondis. Je ne sais pas à quoi ça peut servir mais la forme rappelle celle d’un pèse-bébé. Par conséquent, il se pourrait que ce soit un accessoire pour agiter les bébés après la tété de manière à leur éviter les gaz. Le plateau est relié à deux ressorts à boudin d’un mètre qui sont fixés à des peaux de tam-tam couchés sur le flanc et posés sur le couvercle d’un petit piano droit. Lorsque Bruno met la machine en branle, ça fait vloum vloum, ça fait de la belle musique.

À un moment, Maryline pose son genou par terre pour chanter dans le tam-tam comme si elle allait mettre sa tête dans une grosse caisse mais elle ne pourrait pas car le tam-tam est petit et sa tête est grosse car elle est coiffée comme un nuage. Il m’arrivait de mettre ma tête dans la grosse caisse lorsque je jouais de la musique dans l’ancienne cantine de la briqueterie d’Annezin avec le groupe Aschtôbol. Le scénario est invariant : Nous jouons comme des sourds si bien que nous éprouvons le besoin de nous désaltérer après quoi il nous vient naturellement l’envie de mettre nos têtes dans la grosse caisse. C’est ainsi que la vie s’organise : suivant un enchaînement logique d’actions.

Par certains traits de visage, Maryline me rappelle ma tante La Belgique, qu’on appelait ainsi car elle vivait à Jemappes. Elle mettait un point d’honneur à l’entretien du plafond de sa véranda qui s’élevait à la hauteur d’une cathédrale. Effectivement, c’était toujours très propre mais je ne sais pas comment elle procédait; je ne l’ai jamais vu faire. C’était bien trop haut pour qu’elle puisse utiliser une échelle. Peut-être grimpait-elle à la corde. À force d’entr

etien, les tôles transparentes étaient si claires qu’un faisceau de lumière arrosait le bac émaillé comme s’il s’était agi d’un bénitier exclusivement réservé au Pape. C’était en réalité un bac pour se laver les mains avec une savonnette rose.

Le bac émaillé à partir duquel Alexandre a fabriqué sa guitare a été initialement conçu pour recevoir de l’urine. Il en joue à l’américaine, avec l’instrument posé à plat sur les cuisses. Il se sert d’une cuillère à soupe qu’il glisse sur les cordes pour émettre des miaulements mélancoliques. Comme l’a si bien précisé Lucien, la cuillère est un miroir à même de nous renvoyer notre image à l’endroit ou à l’envers suivant qu’on s’y regarde du côté bombé ou creux. De plus, en reflétant judicieusement ses phalanges du côté bombé il est possible d’y faire apparaître une paire de fesses. La cuillère est un instrument polyvalent.

Pendant tout le concert, Maryline s’adresse au public en américain, ce qui ne manque pas de faire rire en raison de son accent et de ses tournures de vocabulaire typiquement françaises. Je reste persuadé que la plupart n’ont pas conscience qu’elle parle en réalité l’américain de la Louisiane qui s’étend jusqu’à la lisière de la Grande Picardie Mentale avec des frontières qui s’interpénètrent au point de recouvrir d’herbes folles des postes de douanes pas plus grands que des baraques à frites.

Maryline chante comme Nico et Ella Fitzgerald. La musique est douce et claque comme des gifles. Elle donne envie de tourner comme un fil de fer avec les bras qui s’affolent, les cheveux peignés par un oreiller et la cicatrice du sourire jusqu’aux oreilles. C’est du Hillbilly, du crétin des collines d’Artois. Si bien que lorsque je reconnais « the fool on the hill », la chanson des Beatles, je suis allongé à côté de la précieuse pochette de l’album bleu posée sur le couvre-lit orange à grosses côtes et je pense à Edziré avec ses 56 baleines pour Charles Mingus : « il n’y a pas de hasard, juste des rencontres. » Quitte à traduire le mot « fien » par « shit » comme le fait Maryline, « Dog shit » serait sans doute plus précis.

ERIC MIMOSA

Ecoute ça et goûte ça !
Hip-Hop alternatif. Agitation tranquille entrecoupée d’emmental. Des kilomètres de textes prosodiques sur des morceaux éclectiques pour une expérience musicale décalée, savoureuse et novatrice. Servez vous, il y en a pour tous les goûts.

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Union d'un univers cinématographique dans la lignée d'Alexandre Aja et d'un downtempo mélancolique, la musique d'Overlow insuffle une atmosphère délicieusement pesante. Faussement ponctuée de parenthèses légères et cristallines, avant de replonger son public jusqu'à immersion totale dans les tréfonds. À mi-chemin entre le songe au coeur duquel on souhaite se perdre et le générique d'un film d'angoisse qu'on veut quitter, le suspense est tenu jusqu'à la dernière note.

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Little Boy, c’est une musique brute et directe, aux structures hypnotiques, simples et répétitives, dans la lignée des groupes de desert-rock Californiens (Queens of the Stone Age, Them Crooked Vultures, …). Mais c’est aussi une pop faite de mélodies omniprésentes, stylées et obsédantes. Les voix sont chaudes et planantes, ce qui donne une couleur indiscutablement suave et sexy, les rapproche ainsi d’une Power-Pop à la Pretty Things. Un savoureux mélange…

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Exilé mancunien un jour échoué dans les parages géographiques d'un couvent lillois, Tall Paul Grundy émarge à cette caste précieuse des singers songwriters britanniques dont le discret parcours ne cesse de nous fasciner. Adepte de formes simples - une guitare folk ou un clavier, le plus souvent - maîtrisées à la perfection, ce qui rajoute à leur émotion réelle, le musicien anglais dévoile en toute pudeur des mélodies admirables de retenue. Jamais pris en flagrant délit de forçage de trait, Tall Paul Grundy laisse filer au naturel des chansonnettes qui prennent leur juste place à la gauche de groupes aussi indémodables que les Pernice Brothers. Laissant à chacun le soin de guider ses pas sur des mélopées aux fins traits de comptines pour grands enfants de la pop old skool, notre homme évite de nous flanquer des grosses louches dans la tronche, n'imposant jamais, proposant toujours. Parmi la multitude des réussites de ce disque exemplaire de modestie mi-chantée mi-déclamée, des titres comme "Strange Lark" sont une bénédiction, grâce à des backing vocals d'une désarmante humilité.

(Fabrice Vanoverberg)

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Sisyphe regroupe 10 compositions de Sébastien Peiry écrites entre 2005 et aujourd’hui. Voulant construire son album sur le thème de la révolte, Sébastien a minutieusement sélectionné ses compositions de façon à ce que, chacune à leur manière traite de ce thème.

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La sensation pop helvétique arrive en France.
Hervé M.

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Washboard and the jazzy mates utilise toypianos ou autres jouets à musique, se les approprie, les détourne, les provoque, en invente d’autres, tout en gardant l’esprit originel de l’objet et se permettant quelques facéties acoustico-burlesques.

L’esprit primitif du répertoire (old sound) est scrupuleusement restitué : il reste vrai, entier mais Washboard prend soin de s’accorder un travail d’arrangement qui, irrémédiablement, reste bancal, imparfait ou minimaliste.

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